Soliman al-Halabi
Vous êtes bien sur la page du projet de recherche collaboratif consacré à Soliman al-Halabi, conduit par Abounaddara (nouvelle fenêtre) et le CNRS (nouvelle fenêtre) avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche (nouvelle fenêtre).
Que faire du corps de Soliman al-Halabi, assassin présumé du général Kléber, qui demeure sans sépulture depuis sa condamnation à mort par la justice française en 1800 ?
Le corps de cet écrivain public originaire d’Alep a été ramené en France dans les bagages de l’expédition d’Égypte (1798-1801). Il a été remis au Muséum national d’Histoire naturelle (nouvelle fenêtre) qui l’a exposé dans ses vitrines jusque dans les années 1980.
Entretemps, le corps de Soliman al-Halabi a été érigé en représentant d’une nation ou une religion.
En France, il a intégré les collections publiques en tant que spécimen de « Syrien fanatique ». De l’autre côté de la Méditerranée, il a été élevé au rang de relique de héros national ou martyr religieux.
Que faire de ce corps à l’état de squelette qui se tient au travers de la commune humanité ? Telle est la question soulevée par le présent site qui est né d’une recherche collaborative réunissant des chercheurs, lycéens et étudiants français. Et cela à l’initiative du collectif syrien Abounaddara (nouvelle fenêtre), avec le soutien de l’Agence Nationale de la Recherche (nouvelle fenêtre), et France-Berkeley Fund (nouvelle fenêtre).